En 1900, Henri de Puyjalon, inspecteur général des Pêcheries et de la Chasse de la province de Québec, affirme que "le parcours géographique du carcajou s'étend jusqu'au 66 ième parallèle et peut-être même plus loin (...). On a calomnié l’ours, mais on a trop ménagé le carcajou. Il est avec le loup, et à un titre plus élevé encore, la désolation des bois et des chasseurs. La destruction de ces animaux doit être encouragée par tous les moyens possibles. Tuer un loup est une bonne affaire. Tuer un carcajou est non seulement une bonne affaire, mais une bonne action." Cette perception de la méchanceté du carcajou s’est perpétuée au fil des ans. Sa réputation de voleur et de pilleur de pièges a justifié qu'on le chasse et le trappe à outrance.
Au cours des années 60, on a eu recours à l'empoisonnement de carcasses de cervidés pour éliminer les populations de loups; cette pratique aurait contribué à la raréfaction du carcajou, qui s'alimente souvent d'animaux trouvés morts.